Salon de l’emploi. Pas toujours facile de recruter

Si le taux de chômage dans le pays de Guingamp explique l’affluence des candidats en recherche d’un poste, hier, au Salon de l’emploi, la participation grandissante des entreprises à ce type de rendez-vous marque également de réelles difficultés à recruter, dans certains secteurs.

Une centaine d’entreprises a pris part, ce mardi, au troisième Salon de l’emploi organisé par En Avant, au Roudourou, en partenariat avec Pôle emploi. Et toutes ces entreprises ne sont pas venues faire de la figuration, proposant, pour la plupart, des offres d’emploi, en CDD et CDI. Des postes, dans les domaines du transport, de la logistique, de la distribution, ou encore des métiers de la mer… Et pour lesquels il est souvent difficile de trouver des candidats et, quand ils sont recrutés, de les fidéliser.

Des postes de production qui n’attirent pas

Au stand de CMR, entreprise spécialisée dans les charpentes métalliques, Catherine Rousseau feuillette les CV déjà collectés depuis l’ouverture du salon. « Pour l’essentiel, ce sont des candidatures pour des postes administratifs ou de bureau d’études », explique la responsable de l’entreprise lanvollonnaise. Une responsable qui avoue rencontrer de plus en plus de difficultés pour recruter, particulièrement sur des postes en atelier de production, comme soudeur en charpente ou opérateur sur machine à commandes numériques. Des postes pour lesquels il n’existe pourtant pas de formation spécifique.

Ce n’est donc pas le manque de diplôme qui pêche. « Nous assurons la formation en interne, accompagnons les profils de chacun, favorisons l’évolution de postes dans l’entreprise, mais cela ne suffit pas à recruter et à fidéliser nos employés », regrette Catherine Rousseau. Basée à Lanvollon, l’entreprise est pourtant située au carrefour de trois bassins d’emploi. Si Paimpol, pauvre en industrie, est plus axé sur l’agriculture et la pêche, les gens installés dans le bassin briochin rechignent à faire des kilomètres pour les salaires que nous proposons dans le bâtiment. Quant aux candidats du bassin d’emploi guingampais, ils ne sont souvent pas mobiles.

 

Il faut aller chercher les candidats

« Pour palier ces difficultés de recrutement, nous devons nous bouger », explique Catherine Rousseau, qui a déjà embauché un apprenti en BTS structures métalliques venu de Lorient, reçoit régulièrement des stagiaires soudeurs envoyés par le lycée Jules-Verne, à Guingamp, et participe régulièrement à des forums de l’emploi. « Mais les jeunes ne doivent pas non plus tout attendre de l’entreprise, relativise Catherine Rousseau. On les accueille, on met à leur disposition notre structure, notre expérience… mais cela suppose un échange et un respect mutuel. »

 

© Le Télégramme

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